La Maison du Combattant et du Citoyen - Combs la Ville
Un lieu de mémoire pour mieux connaitre et comprendre notre histoire

 

Petite histoire de fleurs

Le bleuet des champs est une plante annuelle qui pousse dans les champs de céréales. Elle n’est pas nuisible aux cultures et on ne peut que regretter sa raréfaction, à cause du tri automatique des semences, de l’emploi inapproprié d’herbicides. Bleuet, c’est le surnom qui a été donné aux poilus qui portèrent l’uniforme bleu horizon dès 1915, c’est aujourd’hui un emblème patriotique.

SI le bleuet est symbolique en France, le coquelicot reste un symbole du souvenir au Royaume Uni, au Canada, en Australie et en Nouvelle Zélande. C’est un médecin canadien John McCrae qui en est à l’origine. Engagé dans de terribles combats sur l’Yser en 1915, il écrit un poème resté célèbre où il parle des coquelicots fleurissants les tombes des soldats tombés au front.

Il existe aussi un autre symbole floral, beaucoup moins connu que le coquelicot rouge, c’est le coquelicot violet, le purple poppy. Ce poppy est diffusé en mémoire des animaux morts au cours des conflits armés. Il faut se souvenir que pendant la Première Guerre mondiale, environ huit millions de chevaux furent tués.

Clémenceau aimait beaucoup ses soldats et était fier de leur courage. En juillet 1918, il fut informé d’une nouvelle offensive sur le front de Champagne. Sachant que les premières lignes seraient tenues par des hommes sacrifiés, Clémenceau décida d’aller les saluer. Deux des hommes du 110ème Régiment d’Infanterie lui offrirent un petit bouquet de fleurs des champs, cueillies au bord d’une tranchée. Il fit sécher les fleurs et  les conserva avec lui dans sa retraite vendéenne. Il demanda que par la suite ce bouquet l’accompagne dans sa tombe, ce qui fut fait lors de son décès.

Humbles fleurs des champs, symbole du souvenir, elles restent à nos yeux le témoignage du sacrifice de nos anciens.

 

 

Visiteurs