La Maison du Combattant et du Citoyen - Combs la Ville
Un lieu de mémoire pour mieux connaitre et comprendre notre histoire

 

Un « grand Monsieur »

Parmi nos anciens adhérents, nous avons eu le bonheur de compter Amédée Passemard. Beaucoup d'entre nous se souviennent d'un homme toujours souriant, modeste, et plein de gentillesse.

Né en Auvergne en 1920, dans une famille de paysan, rien ne le destine à la brillante carrière qui l'attend. Suivant les critères de l'époque il sera curé ou instituteur comme son frère.

Un ami de la famille le met en contact avec l'aviation, faisant partie de l'aéro-club de Brioude. Amédée s'inscrit à l'Aviation populaire à 16 ans. En 1937 il passe son brevet civil premier degré et est admis comme boursier de pilotage.

L'armée de l'air recrute et en 1938 et il intègre l'école Caudron à Ambérieu pour une formation. Ayant accompli cette formation durant une centaine d'heures, sur Caudron, puis sur Potez, Amédée reçoit son brevet militaire. Nommé sergent il est envoyé en octobre 1938 à Istres, à l'école des sous-officiers pilotes. C'est une école de perfectionnement, de voltige, et il accumule les heures de vol. Suit une première affectation à Dijon, au groupe de chasse 2/7, 3ème escadrille équipée de Morane 406 et de Caudron d'entrainement. Amédée Passemard est alors le plus jeune pilote de chasse de France.

En septembre 1939, après la déclaration de guerre, il quitte Dijon pour Luxeuil, base opérationnelle. Première mission de guerre  qui sera suivie de beaucoup d'autres jusqu'à la fin du conflit. Amédée remporte sept victoires dont quatre homologuées. Une erreur d'homologation le prive de la cinquième qui aurait fait de lui un « as de guerre ». A noter qu'au cours de ces combats il fut abattu deux fois dans une même journée.

Son groupe de chasse se trouve à Bizerte au moment de l'attaque de Mers-el-Kébir, puis en novembre 1942 c'est le repli vers Kairouan, puis Bou-Saada. Amédée participe à la libération de Tunis et fait de longues missions avant de rejoindre Meknès comme moniteur de l'école de chasse. Il est nommé sous-lieutenant. Il se porte volontaire pour rejoindre le groupe « Ile-de-France ». La paix revenue il se retrouve à Friedschaffen et se prépare à partir pour l'Indochine. En 1946 il est affecté à l'état-major de la Défense aérienne du territoire en Afrique du Nord. Il repart fin 1949 en Indochine comme commandant de la première escadrille. En 1952 on le retrouve à Luxeuil où il demeure jusqu'en 1955.

Après plusieurs mutations il est affecté au centre de tir et de bombardement de Cazaux. En 1960, les combats s'intensifient en Algérie et sont constituées des escadrilles d'appui aérien équipées d'avions légers d'attaque, Amédée Passemard prend la tête de l'aviation légère en Oranie pour 3 ans.

En 1963 le colonel Passemard est nommé commandant de la base aérienne de Bangui et une nouvelle page se tourne quand il est nommé commandant de la base aérienne d'Istres. En 1969 il décide de quitter l'armée.

Commence alors une reconversion dans la vie civile. Il entre dans l'industrie chez un fournisseur dans la construction aéronautique. En 1971 on lui propose un poste de responsabilité au Centre d’Essai en Vol (C.E.V.). Puis c'est ensuite Melun-villaroche de 1972 à 1982 comme patron de l'annexe du C.E.V.

Parmi nos anciens adhérents, nous avons eu le bonheur de compter Amédée Passemard. Beaucoup d'entre nous se souviennent d'un homme toujours souriant, modeste, et plein de gentillesse.

Né en Auvergne en 1920, dans une famille de paysan, rien ne le destine à la brillante carrière qui l'attend. Suivant les critères de l'époque il sera curé ou instituteur comme son frère.

Un ami de la famille le met en contact avec l'aviation, faisant partie de l'aéro-club de Brioude. Amédée s'inscrit à l'Aviation populaire à 16 ans. En 1937 il passe son brevet civil premier degré et est admis comme boursier de pilotage.

 

Titulaire de nombreuse citations et décorations, grand officier de la légion d'Honneur, Amédée nous a quitté en août 2013. Beaucoup se souviennent de l'émouvante cérémonie de ses obsèques en présence d'un détachement de l'armée de l'air.

 

  • 5000 heures de vol
  • 650 missions
  • Grand officier de la Légion d'Honneur
  • Croix de guerre 39/45
  • Croix de guerre TOE
  • Croix de guerre du Vietnam
  • 11 citations
  • Médaille de l'aéronautique

 

Personnellement j'ai eu l'honneur et la chance de le connaître, ce fut un excellent ami, parti trop tôt pour ceux qui ont eu le bonheur de le côtoyer.

 

 

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